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canard feutré ou le ravioli revisité

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A la genèse de cette recette, il y a une collaboration entre mes deux petites sœurs et moi  à l’occasion du 1er salon du blog culinaire belge organisé à Bruxelles en juin dernier…nous y avions fait une mémorable démonstration à 6 mains !

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Avant d’en arriver là, il a quand même fallut se creuser un peu les méninges et après un essai plutôt concluant où le confit de canard en avait pris pour son grade, nous avons élaboré les bases de notre recette.

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Le principe était donc de revisiter le canard à l’orange, qui allait prendre la forme d’un ravioli fourré à la pulpe de pomme et d’orange. Le tout traité sous un angle un tantinet asiatique avec l’utilisation de feuilles de coriandre, de brisures de châtaignes d’eau et d’un bouillon à base d’abatis de canard et d’une garniture aromatique, clarifié au blanc d’œuf.

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Cependant l’intérêt de cette recette résidait principalement dans la confection de la pâte à ravioli : exit la farine et les œufs…Pour les remplacer : du confit de canard effiloché, du bouillon de canard et de l’agar-agar.

On obtient alors une mince couche de « pâte de canard », qui est ensuite taillée en carré, on pose dessus un peu de farce pomme/orange/brisure de châtaigne d’eau et on recouvre d’un second carré de bouillon pris à l’agar agar dans lequel on a préalablement inclus une feuille de coriandre.

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Le résultat : par un jeu de superposition et de transparence, tous les composants du ravioli sont identifiables sans tomber dans la déco superflue, qui soit dit en passant, a tendance à nous agacer sérieux, mes sœurs et moi ;o).

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Le ravioli est donc présenté dans un bouillon bien chaud, qui va le remonter en température sans le faire fondre (l’agar agar se liquéfie à partir de 80°c).

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L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais désireuse de pousser un peu plus loin de principe de « pâte de canard », je me suis attelée à une seconde proposition, en détournant une technique issue de l’artisanat.

Et là, je retombe plus de 10 ans en arrière…Mon amie Aurélie, avant de s’adonner aux gammes de couleurs et matières, travaillait pour le Musée du Feutre, à Mouzon. Nous en avions alors profité pour fabriquer ensemble un tapis feutré à la main, un savoir-faire ancestral mais très efficace qui transforme une masse de laine informe en une matière dense et solide. Seuls outils nécessaires : une natte de bambou, du savon, de l’eau chaude et pas mal d’énergie pour procéder à ce qu’on appelle dans le jargon le « foulage ».

Et quel rapport avec notre ravioli de canard ? Eh bien voilà, j’allais feutrer du canard !

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Pour ce faire je le « carde » à la fourchette, puis le dispose de façon régulière sur une petite natte de bambou, entre deux feuilles de cellophane. Commence alors la séance de foulage jusqu’à obtention d’une matière homogène, fine et souple.

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Sur cette matière, je dépose des boules de farce composée d’une purée de fèves, de cream cheese, et une goute d’huile de prune (si, si ça existe et c’est très bon…un peu comme de l’extrait d’amande amère mais bien plus doux et ça se marie parfaitement avec les fèves ! )

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Reste l’étape qui va lier l’ensemble et créer l’illusion d’un ravioli : je vaporise un bouillon à base de canard, collé à l’agar agar. Progressivement, une pellicule enrobe le canard et la farce, puis se fige.

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Il n’y a plus qu’à détailler des carrés réguliers avec une lame bien aiguisée…merci encore merveilleux couteau japonais…

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Au final : une matière/feutre de canard plus régulière, pas de manipulation des plaques de gels (étape la plus périlleuse lors de notre démo) puisque tout est lié en une seule fois, d’où un gain de temps non négligeable …bref le design culinaire a rempli sa mission, une fois de plus ;o)

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Voulez-vous faire des sushis ?

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…C’est l’exercice proposé par le site 750 grammes auquel je me suis prêtée ce week-end… Ce n’était pas ma première expérience-sushi et mes deux visites au pays du soleil levant m’ont laissé, si ce n’est de la dextérité dans l’exécution de ces petites choses à grignoter, une vision différente de la cuisine et une appréhension asiatique des aliments et de leur présentation. Cela passe souvent par la volonté de cohérence entre le contenu et le contenant, du choix des ingrédients, des formes…en évitant les gratuités du style : j’ai ajouté une feuille d’or sur mon entremet ou un trait de paprika au bord de l’assiette pour « faire joli » ou pour le « côté design ». Ce que j’ai retenu de la cuisine japonaise, c’est que chaque aliment dans l’assiette est présent pour une bonne raison et non juste posé là pour la déco. La cuisine japonaise s’inspire souvent de la nature et suit le rythme des saisons dans le choix même des couleurs et des textures utilisées. Ainsi, on dégustera un plat aux tonalités brunes et rousses en automne, couleurs qui rappellent le feuillage des arbres et des plats plus verts au printemps…

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Ce maki est parti d’un constat : je ne vis pas au Japon, je n’ai pas toujours d’épicerie asiatique à proximité, ni de thon rouge dans mon frigo. Développement durable oblige, les ingrédients se sont alors imposés logiquement : des produits de saison, frais et plutôt locaux…tout en conservant les codes et certaines saveurs des makis typiquement japonais (la feuille de nori et le vinaigre de riz rentrent donc dans la composition de ces makis).

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Et comme un clin d’œil à mes panna cotta, je me suis amusée à créer des makis reprenant la technique des fameuses sucettes auxquelles je faisais référence  ici.

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Au centre : feuille de nori, riz sushi et basilic ciselé, cœur de poivron rouge mariné

En périphérie : riz sushi et poivron jaune

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Actu !

A l’occasion des Rencontres Culinaires qui auront lieu le 22 avril 2011 à l’atelier Alain Cirelli – Evénements Culinaires,

je ferai partie des intervenants qui participerons à  la table ronde ” Cuisinons les ! Amateurs et professionnels passent à table”.

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Retrouvez-moi à partir de 9h45 à l’atelier Alain Cirelli au 24, rue Condorcet, Paris 9e.

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Tarif d’entrée : 5 euros pour toute la journée, dégustations incluses et paiement sur place.

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Pré-inscription obligatoire sur le site internet www.desclicsetdugout.fr

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Page  facebook : http://www.facebook.com/people/Des-Clics-du-Go%c3%bbt/100001772338603

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galette 2011

Ce qu’il y a de bien lorsqu’on alimente un blog dédié au design culinaire, c’est qu’en plus de créer de jolies choses à dévorer, on se creuse la tête un peu aussi sur le fond…tient, ce ne serait pas un des principes de la discipline d’ailleurs ?!

Bref, comme il s’agit (déjà !) de ma deuxième édition de galette, je suis allée me plonger dans les méandres originels de ce « gâteau à fêve »…

Monsieur Wikipédia nous raconte :

«  Lors des Saturnales (fêtes romaines sur la fin du mois de décembre et au commencement de janvier), les romains désignaient comme « roi d’un jour » un esclave. Les Saturnales étaient en effet une fête d’inversion des rôles afin de déjouer les jours néfastes de Saturne, divinité chtonienne. Au cours du banquet (au début ou à la fin des Saturnales, selon les différentes époques de la Rome antique) au sein de chaque grande familia, les Romains utilisaient la fève d’un gâteau comme « bulletin de vote » pour élire le « Saturnalicius princeps » (Maître des Saturnales ou Roi du désordre)

Et plus tard il nous parle d’un « gâteau, coupé en autant de parts qu’il y a de conviés, on met un petit enfant sous la table, lequel le maitre interroge sous le nom de Phébé (Phœbus ou Apollon), comme si ce fût un qui, en l’innocence de son âge, représentât un oracle d’Apollon. »

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Toutes ces références païennes n’ont alors inspirées une galette au graphisme cabalistique.

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Limite en transe, je me suis mise à dessiner sur la pâte, en utilisant 3 types de garnitures : une frangipane à l’amande, une frangipane à la pistache et une compotée de framboises, qui contrebalance par sa douce acidité le gras sucré des 2 crèmes.

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Encore une fois, pas de fève en plastique, ni en porcelaine ou en Or 24 carats…mais une simple baie de cassis séchée, fourrée d’une pistache.

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Et comme un sacrifice rituel, au lieu de légèrement strier la surface de la pâte feuilletée supérieure, je l’entaille, je la scarifie, laissant ainsi apparaitre les entrailles de cette galette, histoire d’y lire peut être un bon présage pour ce début d’année ; année que je vous souhaite la plus douce possible.

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L’astuce découpe de la galette, c’est que les fameux « symobles cabalistiques » ne sont pas juste là pour faire joli (oui, toujours le principe du design culinaire, vous savez maintenant : faire du beau avec du sens …).Donc, si on les contourne scrupuleusement, on ne risque pas de couper la fève en 2, à condition de n’être pas plus de 6 sur cette galette.

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Makis de Pot au Feu

En Novembre dernier s’est tenu pour la 3ème année consécutive le Salon du Blog Culinaire à Soissons.

A cette occasion, Lucie et moi avons présenté un pot au feu revisité.

Parties du principe qu’on cuisine ce type de plat un peu partout dans le monde (en fonction des légumes et de la viande disponible), nous avons choisi de le “japoniser”.

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La viande (basse côte) est cuite dans un bouillon d’algues kombu, les légumes ( panais, carottes, navets et chou frisé) sont cuits séparément à l’eau bouillante salée.

Le montage en maki s’effectue à l’aide de larges bandes de poireaux roulées, puis on “colle” l’ensemble avec le bouillon de viande parfumé au kombu dans lequel on a ajouté de l’agar agar.

On laisse prendre le gel quelques minutes, on découpe en tronçon de 3 à 4 cm,  puis on réchauffe au four à 80°c  (au dessus l’agar agar fondrait)

Succès garanti, les makis on été engloutis en quelques secondes, à peine le temps de les prendre en photo…

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Ci et , d’autres blogs retracent notre démo…

il était temps !

J-4 avant la date fatidique, voici l’exercice de style de l’année…navrée pour la qualité des photos - prises de vue en lumière artificielle - après la neige de la matinée, la pluie de l’après midi a définitivement mis fin à mon espoir de séance photo en extérieur…

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« Billes de bûches »

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Traitées comme du bois debout, les « billes de bûches » sont déposées à même le sol (ici une grande pierre). Colées les unes aux autres, elles forment un motif aléatoire où 4 saveurs se côtoient, histoire de contenter les addicts au café et les amoureux de la crème de marron…Un bon prétexte aussi pour aller plonger sa cuillère dans l’assiette de son voisin. A servir avec une sciure comestible pour le « crunch » (pignons et amandes torréfiée, caramélisés et broyés )

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Les étapes de montage

1 - tailler des disques de papier de la circonférence des billes de bûche

2 - saupoudrer de “sciure comestible”

3 - placer  les billes de bûches dans les espaces restés vides

4 - … 4 essences à déguster et à partager : ganache chocolat et mousse vanille, ganache chocolat et crème de marron, ganache chocolat et mousse praliné, ganache chocolat et crème au café.

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écorce ganache chocolat au lait, stries ganache chocolat blanc

Il est arrivé !

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La sortie d’un livre c’est un peu comme la venue d’un enfant : une longue attente, du sang, de la sueur et des larmes. On a beau savoir à peu près à quoi il va ressembler, on est quand même émerveillé, surpris du résultat, et on ne peut s’empêcher de le scruter sous toutes les coutures, histoire d’être sûr que ” tout est bien là “. C’est un peu le sentiment ressenti lorsque j’ai feuilleté en avant première ” Design Culinaire “, dimanche au SIAL.

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Le projet ne date pas d’hier, l’incubation fut longue et tourmentée, mais le résultat est là : le premier ouvrage qui pose ENFIN les bonnes questions à propos du design culinaire. Un ouvrage tout sauf élitiste qui explique par des exemples archi-connus (Petit Lu, Big Mac, Apéricube…) la genèse d’une discipline qui fête ses 10 ans…Un ouvrage qui fait découvrir une armada de créateurs, ayant tous en commun le même médium : la nourriture. Un ouvrage qui a le mérite de répondre avec pertinence et clarté aux interrogations du néophyte et de l’averti, ce qui en fait, à mes yeux, toute sa valeur.

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…sans parler de plusieurs créations visibles sur ce site,  qui se sont glissées au fil des pages et des chapitres…

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On pourra  y croiser les tomates gigognes, le tartan d’agneau, les crêpes vraiment dentelle, les sucettes panacotta, le collier en perles du Japon, la Cérémonie et la Barre de Luxe

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En attendant sa sortie officielle le 28 octobre prochain, vous pouvez aller ici pour lire la co-auteur qui  en explique le contenu bien mieux que moi… et par pour écouter le co-auteur nous parler de sa passion sacerdotale.

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DESIGN CULINAIRE | Cécile Cau & Stéphane Bureaux | Ed Eyrolles | 35€ | En librairie le 28 octobre

tarte au chocolat, trouée de crème anglaise

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Quand certaines se ruinent en chaussures ou autres sacs à main, j’écume de mon côté les rayons d’ustensiles de cuisine et résiste rarement à l’appel des plaques de silicone. Je finis toujours par dénicher une forme que je n’avais pas encore : navette, cannelé, cœur, madeleine….J’avoue ne me servir que rarement ce tout cet attirail mais c’est en triturant une de ces plaques qu’est née l’idée de cette curieuse tarte trouée…

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Au départ, je cherchais à associer une tarte et chocolat et sa crème anglaise, sans que celle-ci ne dégouline, ne détrempe la pâte, ni ne recouvre totalement la surface du dessert…

Une voix derrière mon épaule me dit : « et si tu faisait un trou avec une cuillère au centre ? »

Un trou…certes, mais ça gâche de la matière (ici une délicieuse ganache au chocolat, recette tirée du livre Sensation de Philippe Conticini) et puis ça manque de régularité : il faudrait pouvoir faire une empreinte en creux, directement sur la surface de la tarte…

Là, je me souviens que parmi mes plaques de silicone, s’en trouve une criblée de demi-sphères… elle pourrait bien faire l’affaire !

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Après quelques coups de ciseaux pour mettre la plaque à la taille de ladite tarte, je retourne chaque demi-sphère, de sorte que le côté lisse soit en contact avec la ganache encore liquide. Je leste l’ensemble avec des pois chiches et passe le tout au four, histoire de faire prendre la ganache.

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Je retire délicatement la plaque à la sortie du four et découvre la surface de cette jolie tarte constellée de cratères réguliers, prêts à accueillir leurs doses de crème anglaise…

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Rôti de ratatouille

Genèse du projet

“Les légumes, la surcuisson et moi…”

J’ai grandi dans un potager, les pieds dans la terre argileuse de Picardie, les mains dans les plants d’haricots verts, et le nez dans les effluves des fleurs de pommiers…Les légumes de ce potager, j’en ai mangé beaucoup et sous toutes les formes, toujours cuisinés avec amour mais systématiquement surcuits. Quand je pris à mon tour le chemin des fourneaux, je divisais de moitié le temps de cuisson de ces mêmes légumes, en m’apercevant que le juste cuit n’était finalement pas si mauvais, voire meilleurs…Le clivage du surcuit/ juste cuit était né…Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas réussi à convertir mon père au juste cuit et continue de manger à sa table une jardinière « aux bons légumes du jardin » dont la texture oscille le plus souvent entre soupe et purée, une jardinière qui aurait pu être sublime un rien moins cuite…

Outre l’emblématique jardinière, la surcuisson de la ratatouille continue de titiller mon esprit et c’est au détour d’une discussion avec Lucie, ma petite sœur, que l’idée de la réinterpréter a germé. Ce qui nous gênait dans la ratatouille classique, c’est le sentiment de manger des légumes gorgés tantôt d’huile, tantôt d’eau, et le plus souvent trop cuits. Nous avons chacune réfléchit à une alternative, sa version est ici et la mienne un peu plus bas…

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les légumes sont d’abord taillés en tronçons,

puis vont tous prendre un rapide bain dans une vapeur de thym/ail/ laurier

commence alors le montage : chaque élément est superposé dans un ordre précis

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l’ensemble est ensuite ficelé, assaisonné en sel, poivre, thym ,

on fini par une bonne rasade d’huile d’olive

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le rôti de ratatouille passe alors au four, puis est découpé en tranches…

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comme pour un rôti carné, on retrouve une croûte grillée, un peu caramélisée et un cœur plus « cru »

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Atelier Géant Vert, suite et fin

Samedi après midi s’est tenue la dernière session culinaire enfantine avec Géant Vert.

Voici donc les photos de l’atelier “Green Burgers”, animé par Stéphane Bureaux.

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“…le design culinaire, ça commence toujours par un peu de bricolage, à 2, 3 ou 4 mains…”

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“…le design culinaire c’est de l’organisation et de la dextérité…”

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“…le design culinaire, c’est beau et en plus c’est bon ! ”

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