janvier 2011

galette 2011

Ce qu’il y a de bien lorsqu’on alimente un blog dédié au design culinaire, c’est qu’en plus de créer de jolies choses à dévorer, on se creuse la tête un peu aussi sur le fond…tient, ce ne serait pas un des principes de la discipline d’ailleurs ?!

Bref, comme il s’agit (déjà !) de ma deuxième édition de galette, je suis allée me plonger dans les méandres originels de ce « gâteau à fêve »…

Monsieur Wikipédia nous raconte :

«  Lors desSaturnales(fêtes romainessur la fin du mois de décembre et au commencement de janvier), lesromainsdésignaient comme « roi d’un jour » un esclave. Les Saturnales étaient en effet une fête d’inversion des rôles afin de déjouer les jours néfastes deSaturne,divinité chtonienne. Au cours du banquet (au début ou à la fin des Saturnales, selon les différentes époques de laRome antique) au sein de chaque grandefamilia, les Romains utilisaient la fève d’un gâteau comme « bulletin de vote » pour élire le « Saturnalicius princeps » (Maître des Saturnales ou Roi du désordre)

Et plus tard il nous parle d’un « gâteau, coupé en autant de parts qu’il y a de conviés, on met un petit enfant sous la table, lequel le maitre interroge sous le nom dePhébé(Phœbus ou Apollon), comme si ce fût un qui, en l’innocence de son âge, représentât un oracle d’Apollon. »

Toutes ces références païennes n’ont alors inspirées une galette au graphisme cabalistique.

Limite en transe, je me suis mise à dessiner sur la pâte, en utilisant 3 types de garnitures : une frangipane à l’amande, une frangipane à la pistache et une compotée de framboises, qui contrebalance par sa douce acidité le gras sucré des 2 crèmes.

Encore une fois, pas de fève en plastique, ni en porcelaine ou en Or 24 carats…mais une simple baie de cassis séchée, fourrée d’une pistache.

Et comme un sacrifice rituel, au lieu de légèrement strier la surface de la pâte feuilletée supérieure, je l’entaille, je la scarifie, laissant ainsi apparaitre les entrailles de cette galette, histoire d’y lire peut être un bon présage pour ce début d’année ; année que je vous souhaite la plus douce possible.

L’astuce découpe de la galette, c’est que les fameux « symobles cabalistiques » ne sont pas juste là pour faire joli (oui, toujours le principe du design culinaire, vous savez maintenant : faire du beau avec du sens …).Donc, si on les contourne scrupuleusement, on ne risque pas de couper la fève en 2, à condition de n’être pas plus de 6 sur cette galette.