Cuisine etc...

Bonheur culinaire

De mon voyage à Kyoto, l’été dernier, j’ai rapporté un superbe couteau (manche en cerisier et corne, lame damassée et signée…).

 

 

 

Néophyte en coutellerie nipponne, mon choix s’était alors porté sur ce modèle polyvalent, destiné à la découpe des légumes, des viandes et des poissons, pas trop gros quand même les poissons.

Or, comme c’est souvent le cas avec mes nouvelles acquisitions, des mois se sont passés avant que je ne me décide enfin à le sortir de son étui.

Et là, c’est comme si je n’avais jamais utilisé de couteau auparavant…La lame fine et tranchante comme un rasoir, permet de réaliser des lamelles extrêmement minces et régulières, au point que je me mette à trancher tout ce qui me passe sous la main, mes doigts y compris …

 

 

 

Avec cet ustensile magique, tout me parait beaucoup plus accessible: bar en portefeuille et brunoise de carotte calibrée au millimètre deviennent ( presque) un jeu d’enfant. De quoi se consoler le temps d’une recette: c’est vrai,  je ne suis pas une pro de la 3D, ni du stationnement en épi  mais je cisèle l’échalote comme personne !

 

Oui, il faut parfois bien peu de chose pour combler une femme…

 

 

 

 

 

 

Les macarons sont de retour !

 

Apres l’épisode « Macarons factory » cet été…400 macarons (800 coques) réalisés pour le mariage de ma petite sœur et engloutis en moins de 3h..j’avais abandonné momentanément cette activité au profit d’expériences culinaires moins convenues.

Ceux qui ont déjà confectionné des macarons savent bien qu’on ne réussi pas ces petites douceurs du premier coup et que sur une tourné, même bien maitrisée, il y a toujours quelques coques craquelées ou des collerettes un peu paresseuses. Or, en bonne designer soucieuse d’offrir la perfection visuelle à mes convives, j’ai habitué ma jeune progéniture à se régaler régulièrement de ces incidents esthétiques.

Mais depuis quelques mois, donc, pas l’ombre d’un macaron dans la ligne de mire de mes chères têtes blondes et la plus jeune des deux, de me réclamer à corps et à cri :  

« des macarons, maman, des macarons sucettes ! »

 

… j’ai alors ressorti ma panoplie de « macaronneuse…

 

Il y a notamment un ingrédient qui me facilite bien la tâche: le blanc d’œuf en poudre…Même si rien de vaut les « vrais » œufs, cela évite d’avoir à planifier les sessions macarons à l’avance.

 Pour les néophytes du macaron, je m’explique :

Idéalement, les blancs d’œufs doivent être séparés de leurs jaunes au moins 1 jour à l’avance, conservés au frais, mais utilisés à température ambiante au moment de la préparation. Avec le blanc d’œuf en poudre, je n’ai pas besoin de passer par toutes ces étapes et je satisfais ainsi la gourmandise de mes enfants en moins de 2h…

 

 

 Sucettes macaron, ganache chocolat noir à laquelle j’ai ajouté des brisures de framboises légèrement compotées et une lichette d’arôme naturel de framboise.

 

 

 

  et pour les grands enfants, une pause café/macaron bien méritée!

Soupe Miso réconfortante

On a tous sa petite madeleine de Proust, moi j’en ai plusieurs mais il y  a entre autre la soupe Miso : une gorgée de ce délicieux breuvage à la saveur umami, et je suis ailleurs, perdue entre Tokyo et Osaka…parenthèse d’évasion à portée de lèvres…Seulement, pour que le charme opère, j’ai dû passer par la case épicerie spécialisée et quelques conseils éclairés d’amies asiatiques.

 

La base de cette soupe est un bouillon dashi  (composé de bonite séchée, d’algue konbu, et de champignons shiitaké séchés) et de pâte miso.

Difficile pour une non initiée de réaliser soi même son dashi (les flocons de bonite séchée ne courent, hélas , pas les rues ) mais on trouve ce bouillon soluble dans les épicerie asiatiques. J’ utilise un sachet pour environ 1 litre d’eau.

 

 

Pour la pâte miso, j’ai suivie les conseils de mes amies et choisi un miso blanc (ou « miso shiro ») d’une couleur brun clair au goût moins prononcé que le miso rouge. Cette pâte très parfumée me sert aussi de liant et d’assaisonnement lorsque je confectionne des farces ou des boulettes de viande. Une fois ouverte, elle se conserve 1 an au réfrigérateur. Une bonne cuillère à soupe suffit à parfumer votre bouillon, mais il faudra la délayer longuement, la pâte miso est en effet assez compacte.

 

 

 

 

 

 

A partir de cette base, j’ajoute selon mes envies et le contenu de mon frigo : champignons finement émincés, crevettes, petits poulpes, dès de tofu, ciboule ciselée, algue wakamé…

 

 

 

 

 

macarons (vraiment) salés…

Tout commence au détour d’une conversation sur les macarons l’année dernière…

« - les macarons, c’est pas mal, mais si on en faisait des salés ?…

- mais non, c’est pas possible, si tu supprimes le sucre, les blancs d’œufs vont jamais tenir à la cuisson, et puis le sucre c’est 70% du macaron, tu mets quoi à la place ? »

…problème…réflexion…échanges…recherches…et quelques essais plus tard, me voici enfin devant un « prototype » consommable.

Alors, évidement, le macaron salé n’a pas la belle collerette de son cousin le sucré, mais les ingrédients de bases sont conservés (poudre d’amande et blanc d’œuf), le sucre est simplement remplacé par quelques ingrédients (encore secrets, héhéhé).

Je ne suis pas au bout du voyage car mes essais continuent toujours pour améliorer encore la texture et l’aspect, le macaron salé, c’est un peu mon graal… :o)

gourmandises maison

un classique sucré revisité en version salée: bavarois d’aubergine

bavarois daubergine

bavarois d'aubergine

elise@eatdesign.fr