Couscous hivernal

 

 

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Le couscous n’est rentré que tardivement dans ma vie.

 

Réputé compliqué par ma mère…une sombre histoire de semoule à faire cuire à la vapeur, à rouler à la main…l’achat obligatoire d’une couscoussière…Bref, un cap infranchissable pendant des lustres, malgré de multiples demandes.

Jusqu’au jour où un paquet de semoule s’est retrouvé dans la cuisine familiale et en lisant le mode d’emploi, on s’est finalement rendu compte que la semoule, c’était pas si compliqué à préparer, avec ou sans couscoussière.

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Et puis cet été-là, des légumes, nous en avions à profusions dans le potager : tomates, navets, courgettes, poivrons… Je devais alors avoir seize ou dix-sept ans et c’est moi qui ai finalement sauté le pas, au grand bonheur de toute la famille qui s’est régalée de ce tout premier couscous maison.

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Dès lors, c’est devenu notre rituel de fin d’été. La recette s’enrichissant au gré des conseils récoltés de-ci, de-là (c’était bien avant l’avènement du web et des blogs culinaires !), et des dégustations de « vrais » couscous en Tunisie ou au resto.

Puis un soir d’hiver, alors étudiante à Reims et résidente au CROUS, une amie dont la maman avait préparé un couscous le week-end, me propose de le partager avec elle. Ravie de déguster ce plat si réconfortant au lieu de mes pâtes estudiantines quotidiennes, j’acceptais l’invitation avec plaisir.

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Mais quelle ne fut pas ma surprise en découvrant ce couscous si loin de mes références. Exit tomates, courgettes et poivrons… à la place des pommes de terres, des navets et des carottes. Le tout accompagné d’un bouillon très doux, jaune/orangé, peut-être même un peu lacté et d’une semoule fine, imbibée de bouillon. Un délice, bien qu’un peu déroutant.

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Depuis j’ai dégusté bien d’autres couscous mais je n’ai jamais retrouvé cette saveur et ce bouillon. A vrai dire je l’avais même un peu oublié. Jusqu’au week-end dernier, où mon cher papa me donne quelques beaux spécimens de sa production maraichère.

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Trois variété de navets, dont les fameux boules d’or et quelques très jolies carottes.

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Devant ce trésor végétal, je me suis demandé comment les mettre en valeur… C’est alors que m’est revenu en tête ce fameux couscous rémois.

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Banco, c’était parti pour un couscous hivernal, un peu bousculé, à la gloire des beaux légumes de Papy Jean !

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