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Atelier Géant Vert, suite et fin

Samedi après midi s’est tenue la dernière session culinaire enfantine avec Géant Vert.

Voici donc les photos de l’atelier “Green Burgers”, animé par Stéphane Bureaux.

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“…le design culinaire, ça commence toujours par un peu de bricolage, à 2, 3 ou 4 mains…”

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“…le design culinaire c’est de l’organisation et de la dextérité…”

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“…le design culinaire, c’est beau et en plus c’est bon ! ”

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Atelier Géant Vert, la suite…

Chose promise, chose due : voici quelques images de l’atelier qui s’est tenu cet après midi.

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De mon côté, j’encadrais le groupe des “Crackers Géant Vert”

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étape 1 : on tartine le géant de crême de maïs

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étape 2 : on habille le géant de grains de maïs

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étape 3 : on croque le géant !

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et Stéphane Bureaux supervisait la confection des “Green Burgers”

ils ressemblaient à peu près à celui ci…

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d’autres images dans mon prochain billet !

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Atelier Géant Vert pour têtes blondes

A l’occasion des 50 ans du monsieur qui fait « ohoho ! », j’anime avec Stéphane Bureaux un atelier de design culinaire destiné aux enfants, histoire de leur faire découvrir les légumes en conserve, de s’amuser avec et même de leur en faire manger ;o)

Au programme :

- Maxi billes tomate et maïs

- Green burgers aux cœurs d’artichauts

- Crackers « géant vert » à habiller de grains de maïs


D’autres photos vont suivre…patience !

Et pour en savoir plus sur ces ateliers gourmands, allez faire un tour par

merci Dorian !

Souvenez vous, il y a quelques temps, je vous racontais l’histoire du “Cupcake Amoureux“.

Retrouvez le aujourd’hui avec plein d’autre cupcakes

sur le site de Dorian à l’occasion de son ”Cupcake’s Day

happy birthday…

à  Eatdesign.fr et quelques autres…

l’Omnivore Food Festival, la suite

l’Omnivore Food Festival ce n’est pas uniquement Passard et les nordiques…voici donc en vrac quelques plats qui m’ont marquée, pour une raison ou pour une autre…

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Matteo Baronetto, Carlo Cracco (Milan, Italie)


Pas de photos (hélas ! ) mais un souvenir très précis du petit bol fabriqué avec de la peau de morue pour présenter la recette de la soupe de tripes de morue au lapin et œufs de saumon.

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Arnaud Daguin, Hegia (Hasparren, France)

j’ai bien aimé sa version du pigeon farci aux légumes « brulés »…il nous a même montré très précisément comment le désosser.

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David Kinch, Manresa (San Francisco, États-Unis)

Huitre pochée dans sa coquille, konbu et laitue de mer en gelée, sel et citron, crackers de sarazin et beurre.

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Jean-François Rouquette, Pur’ (Paris, France)

Sa quenelle d’huitre et mousseline de poisson avait l’air pas mal, bien qu’un peu noyée dans sa sauce… et à mon sens, un problème de casting avec l’assiette de présentation, qui semblait sortir tout droit du placard de ma grand-mère.

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Pier Giorgio Parini, Povero Diavolo (Torriana, Italie)


Recuit d’herbes pressé, crème anglaise salée aux arômes de hareng fumé, comme un steak végétal.

Omnivore Food Festival, digestion d’un programme

2 journées, 37 démos, quelques verres d’excellent Vouvray…il me fallait bien une semaine pour faire le point sur cette nouvelle édition et vous faire partager mon ressenti.

Pour commencer, s’est imposé le choix des démos auxquelles assister puisque le Salé se déroulait en même temps que le Sucré. Le confort visuel et les places disponibles du grand Amphi (où se tenait le Salé) ont eu raison de moi, et j’avoue avoir un peu boudé les démos du Sucré.

Ensuite, il a fallut retenir mon attention, je venais au festival pour la deuxième année consécutive dans un esprit un peu plus aguerri et ce qui me semblait « absolument extraordinaire » l’an passé, me parut «  pas mal » cette année.

Et pour finir, digérer mes impressions et vous livrer un regard, je l’espère le plus objectif possible, sur ces démos qui m’ont tour à tour bluffée, déçues, voire agacée…


Les chefs du nord : la créativité venue du froid.


C’est le sentiment ressenti après les démos du dernier Paris des Chefs, et les interventions des chefs Danois et Suédois à l’Omnivore Food Festival sont venues définitivement confirmer cette idée : le nord de l’Europe est un vivier riche de talents culinaires.


Ola Rudin et Sebastian Persson, Trio (Malmö, Suède)

Snack proposé en amuse bouche au restaurant de Malmö...couenne de porc frite présentée sur un support en os

Betterave pochée sous vide, infusée au jus de baies de sureau, algues rouges, émulsion d'huitres belon comme une mayonnaise, poudre de betterave

crème de choux fleur, choux frisé, côtes de choux cuits et marinés au vinaigre, côtes de choux fleur crus coupés à la mandoline, sommités de choux fleur au vinaigre, feuilles de mini laitue


Ces jeunes chefs ont tous en commun une sorte de singularité à la fois brute, quasi bestiale et en même temps extrêmement pure et raffinée. Cela vient il des produits issus de ces contrés au climat rigoureux ? D’une cuisine moins en prise aux traditions ?


Fredrik Andersson, Mistral (Stockholm, Suède)

tartare de veau au couteau, choux d'hiver blanchis et passés dans un bouillon de moules, corail de St Jacques réduit en poudre, réduction de baies

poireaux, pomme de terre et panais , poutargue suédoise, condiment à base de genièvre, amande et algue,  voile de lard


Une seule certitude, ces démos tranchaient largement avec le reste de la programmation tant par la radicalité des plats proposés que par la recherche esthétique. Pourtant, cela tient souvent à peu de choses : lisibilité du plat, choix restreint des ingrédients, techniques maitrisées et justifiées… Reste maintenant à goûter, une escapade gastronomique en terres nordiques n’est donc pas à exclure.



Passard : sélection drastique et scientifique des légumes, à peine épluchés, à peine coupés, à peine cuisinés… mais jusqu’ou ira-t-il ?


Comme beaucoup dans la salle, je me suis émerveillée devant la qualité et la diversité des légumes disponibles en hiver, l’harmonie des couleurs,  le fait de composer son plat comme un bouquet. J’adhère totalement au respect de la saisonnalité et au plaisir de redécouvrir chaque année la saveur d’une fraise ou d’une tomate à pleine maturité.


légumes d'hiver cuits au beurre


Cependant quelques questions de fond me tarabustent : à force de mettre en avant le légume, parlons nous toujours de cuisine ou bien de botanique, de jardinage ? cuire une carotte fendue en 2 dans du beurre est ce encore de la haute gastronomie ?  travailler à peine le produit est ce  le gage absolu de  qualité, de créativité ?


jolis navets boule d'or en train de cuire au beurre

d'autres (très beaux) navets


Naïvement, j’en suis même à me demander si cette démo n’était pas simplement de la provoc’…ou suis-je alors devenue complètement insensible aux charmes des légumes au beurre ?

Paris des Chefs

Pour la 2ème année consécutive, le salon MAISON&OBJET, en collaboration avec Omnivore, organise l’événement Paris des Chefs.
Des duos de chefs cuisinier et créateurs (designer, peintre, photographe, etc.) s’associent pendant deux journées exceptionnelles (dimanche 24 et lundi 25 janvier) pour fêter la cuisine et la création.

Cette année, vous pourrez rencontrer Pierre Hermé, Nuno Mendes, Guy Martin et bien d’autres.

L’entrée est ouverte au grand public, à l’entrée du hall 4 à Villepinte.
Vous pouvez vous rendre dès à présent sur le site internet

ou regarder la vidéo de Paris des Chefs édition 2009

Omnivore Food Festival, le programme!

Omnivore Food Festival cuvée 2010  propose aux food geeks et autres mordus de jeune cuisine  un programme on ne peut plus alléchant. En prime cette année un festival supplémentaire dédié au sucré, rêve absolu…

De grands dilemmes s’imposent cependant: à quelles démos assister, y aller le lundi, le mardi, les 2 jours?

Et vous, vous y allez quand à l’Omnivore Food Festival?

pour les non initiés (et futurs addicts)  le programme est ici

 

Design culinaire : une discipline transversale

Voici un commentaire laissé par le designer Stéphane Bureaux au sujet d’un précédent article. Je ne résiste pas au plaisir de vous le faire partager…

 

Il est aujourd’hui bienvenu de mélanger les genres, très bien, on parlera de transversalité, de mix, de diversité etc… mais ce faisant on réduit aussi la notion d’expertise, de métier, de pratique inscrite dans une durée et une histoire.
Le design qui peut paraître, aux yeux de profanes, une discipline relativement jeune par rapport, notamment, à l’architecture ou même à la pâtisserie, s’ancre tout de même à la fin du 19 ème siècle !
Or, ses prémisses sont tout de suite transversales, dans la nature des projets (arts de la table, mobilier, etc…), dans les techniques (bois, métal, céramique, plastique, etc…), dans ses dimensions commerciales (artisanat, industrie…) et bien sûr dans ses références culturelles (art populaire, art contemporain, mode, etc…).

 

« la spécialité du designer est de créer, pas de produire ! »

 

C’est notamment cette culture et cette vision transversales qui sont véhiculées par la pratique et la théorie dans l’enseignement des futurs designers (enfin dans les bonnes formations…) La vie professionnelle se charge ensuite d’élargir le périmètre de leurs compétences et connaissances.
En revanche, je ne vois pas cela dans les lycées hôteliers que je visite…et c’est normal car la spécialité du designer est de créer, pas de produire ! C’est à dire proposer des projets - alternatives à l’existant - et ancrés dans un contexte donné (culturel, technique, commercial…)

 

« l’avenir de ces métiers [de bouche] se joue, à coup sûr, dans cette pluridisciplinarité »

 

Cette différence fondamentale entre un artisan, même brillant, qui , dans sa pratique, crée dans le but de produire et un designer qui s’ouvre à un domaine artisanal ou industriel pour y proposer de la singularité, mérite d’être affirmée. Cela ne sous-tend pas, pour autant, une quelconque hiérarchie de valeur, ni une volonté d’exclusion, mais permet plutôt d’envisager des rapprochements d’autant plus riches qu’ils se feront sur la base d’un respect des domaines d’expertises des uns et des autres. Du côté des designers la motivation est grande et clairement exprimée pour initier ces collaborations… du côté des professionnels des métiers de bouches, le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est plus flou…et pourtant l’avenir de ces métiers se joue, à coup sûr, dans cette pluridisciplinarité…n’est-ce pas Monsieur Adria ?

Stéphane Bureaux “Just Designer”