décembre 2009

Bûche en kit

A l’instar de Pierre Hermé, ce qui me fait sourire dans les bûches, ce sont les décors dont on accable ce traditionnel biscuit roulé : sapins, rênes, lutins sans parler des feuilles de houx et autre scies…

Dans mon souvenir, à part les champignons en meringue, je ne me souviens pas avoir pu consommer ces ornementations kitchisimes, qui contrairement à la plupart des décorations de gâteaux classiques, sont faites de plastique. Elles finiront donc « au mieux » à la poubelle, au pire en collection… Or, alors que nous croulons sous les objets et déchets en tout genre, je me demande s’il ne serait pas plus juste de proposer des décors comestibles, qui deviendraient une partie intégrante de la bûche, en apportant par exemple des saveurs ou des textures complémentaires…

Partant de ce constat, je me suis mise à imaginer une bûche où le décor prendrait littéralement le pas sur le gâteau…La bûche devient planche et se présente sous forme de kit à assembler, accompagnée d’éléments ornementaux (traditionnels mais comestibles !) à assembler également.

Et pour la petite histoire, toutes les étapes de la recette ont été réalisées avec ma « bible » en matière de recettes sucrées : le « Larousse des desserts » de …Pierre Hermé !  :o)

Suite et fin !

Après quelques mails échangés avec Pierre Hermé, il semblerait, hélas, que les photos des 1ères « bûches à écorces » dont il faisait référence dans son dernier commentaire, demeurent introuvables car, je cite : ce sont des archives Fauchon. Cependant dans les livres « Secrets gourmands » (Larousse puis Agnès Vienot 94) et dans « la Pâtisserie de Pierre Hermé » (Montagut editores/95) il y a la photo du Paradis entremet, m’informe-t- il. Merci pour ces références Pierre, mais une petite photo aurait quand même été la bienvenue…

Terrines aux « petits arbres »

Des terrines de brocolis, j’en ai avalé pas mal, mais ce qui me plait avant tout dans cette variété de choux, c’est sa forme de  « petit arbre ». Aussi je trouve dommage de réduire une forêt entière en purée pour aboutir à une terrine homogène et finalement un peu tristounette…

Alors je me revoilà aux fourneaux, tentant de mettre en valeur ces jolies sommités pour avoir le plaisir de retrouver à chaque tranche de terrine une coupe quasi anatomique de brocoli.

 

 

 

Les fleurettes sont coulées dans une mousse de choux fleur à base d’agar agar, qui permet de consommer si on le souhaite la terrine chaude.

Pierre aurait pu bûcher un peu plus…

 

Bûche  2000 Feuilles

 

Je cite :

 

« Cette bûche revisite un grand classique de la Maison Pierre Hermé, le millefeuille praliné. Le croquant de la pâte feuilletée caramélisée est accentué par le praliné feuilleté croustillant.
Côté décor, Pierre Hermé réinterprète avec humour les stéréotypes du genre : outre sa finition en écorce de bois, la scie et le père Noël deviennent XXL. Avis aux collectionneurs ! »

 

 

 

 

 

 

 

Chaque année, c’est la même chose : avec les fêtes de Noël, revient LA bûche de créateur…de plus en plus « sophistiquée » de plus en plus « revisitée »…à tel point revisitée que cette année Pierre Hermé  nous propose un bon vieux plagiat de la bûche de Stark  (vendue chez Lenôtre en 2006).

 

 

 

 

 

Je salue la maitrise technique et le savoir faire du célèbre pâtissier Pierre Hermé, cependant s’il  manque d’inspiration formelle et au lieu de (mal) copier son voisin,  pourquoi ne pas faire appelle à des designers dont, justement, c’est le métier ?

La question reste une nouvelle fois en suspend et le sujet n’a pas fini de me faire pester…

 

Mais suite à quelques commentaires et mails échangés avec Pierre Hermé…..il semblerait que j’ai été un peu trop hâtive pour traiter le célèbre chocolatier de copieur:

Apparemment, il aurait mis au point et utilisé le motif faux bois bien avant Stark et la bûche carré ferait  partie d’une série qui existe depuis longtemps…Comme je manque cruellement de documentation retraçant la carrière pâtissière de Pierre Hermé, je lui ai demandé de m’envoyer quelques images qui viendraient clore cette histoire une fois pour toute,  à suivre…

 

Les macarons sont de retour !

 

Apres l’épisode « Macarons factory » cet été…400 macarons (800 coques) réalisés pour le mariage de ma petite sœur et engloutis en moins de 3h..j’avais abandonné momentanément cette activité au profit d’expériences culinaires moins convenues.

Ceux qui ont déjà confectionné des macarons savent bien qu’on ne réussi pas ces petites douceurs du premier coup et que sur une tourné, même bien maitrisée, il y a toujours quelques coques craquelées ou des collerettes un peu paresseuses. Or, en bonne designer soucieuse d’offrir la perfection visuelle à mes convives, j’ai habitué ma jeune progéniture à se régaler régulièrement de ces incidents esthétiques.

Mais depuis quelques mois, donc, pas l’ombre d’un macaron dans la ligne de mire de mes chères têtes blondes et la plus jeune des deux, de me réclamer à corps et à cri :  

« des macarons, maman, des macarons sucettes ! »

 

… j’ai alors ressorti ma panoplie de « macaronneuse…

 

Il y a notamment un ingrédient qui me facilite bien la tâche: le blanc d’œuf en poudre…Même si rien de vaut les « vrais » œufs, cela évite d’avoir à planifier les sessions macarons à l’avance.

 Pour les néophytes du macaron, je m’explique :

Idéalement, les blancs d’œufs doivent être séparés de leurs jaunes au moins 1 jour à l’avance, conservés au frais, mais utilisés à température ambiante au moment de la préparation. Avec le blanc d’œuf en poudre, je n’ai pas besoin de passer par toutes ces étapes et je satisfais ainsi la gourmandise de mes enfants en moins de 2h…

 

 

 Sucettes macaron, ganache chocolat noir à laquelle j’ai ajouté des brisures de framboises légèrement compotées et une lichette d’arôme naturel de framboise.

 

 

 

  et pour les grands enfants, une pause café/macaron bien méritée!