mai 2010

Frisket de cabillaud

Ceux qui ont suivit les cours de graphisme de monsieur « Boden » à l’ESAD de Reims se souviendront peut être de ce fameux liquide ammoniaqué qui permettait de masquer certaines zones, pour en noircir d’autres…J’appréciais particulièrement cette technique, le côté jouissif de retirer la frisket une fois sèche, de retrouver la blancheur immaculée de la page et le graphisme qui apparaissait comme par magie. De réflexion en essais culinaires, j’ai transposé cette technique dans ma cuisine.

Je ne sais plus comment ces tranches de cabillauds ce sont retrouvées dans mon congélateur mais le fait est qu’elles ont fini par m’interpeler. Quitte à se détacher à tous points de vue d’un vrai poisson et de ressembler d’avantage a un aliment marketing, calibré au millimètre près, pourquoi ne pas en faire un support de communication…Car c’est bien beau de créer de beaux emballages aux couleurs de la marque, mais une fois dans l’assiette, ce serait « vraiment extra » de se souvenir qu’on déguste un délicieux poisson f****s, il s’agirait pas de l’oublier quand même !

Avec mes humbles moyens techniques, je suis parvenue a inscrire « Fish » sur ledit poisson (au cas ou l’on aurait oublié qu’un poisson c’est forcément blanc, carré, sans écaille ni arrête..) mais je vous propose aussi la version plus élaborée (mais photoshopée) ciglée de votre marque préférée…

Pavé de cabillaud, « frisket alimentaire », laquage au curcuma