mars 2010

merci ma belle !

Dans le poste précédent je vous faisais part de mon marasme créatif, heureusement ce n’est pas le cas chez tout le monde ! Je vous invite à aller faire un petit tour chez Lilicoquette (alias ma copine Aurélie). Ses sushis revisités, régressifs et réconfortants tombent à pic !

errare humanum es

Dans la vie comme en cuisine, on est parfois confronté à des ratages …Et je dois bien avouer qu’en ce moment, mes essais culinaires ne sont pas au beau fixe, curieuse résonnance…Mais les erreurs font partie de la vie et finalement, je ne vois pas pourquoi je ne vous les ferai pas partager…Retour sur 3 semaines de ratage.

J’ai des lubies, des idées fixes : la dernière en date fut de vouloir à tout prix tout gaufrer et en bonne tête de mule, je me suis donc acharnée sur de pauvres fruits sans défense, des légumes qui n’avaient rien demandé, de la meringue (vraiment) salée qui n’aurait jamais dû pointer le bout de son nez dans ma cuisine…

Vous ne pourrez profiter que des essais avec la meringue. Les autres ont (hélas ?) fini direct à la poubelle, car restés collés sur les plaques du gaufrier, et là je laisse votre imagination travailler !

ça commence par de belles meringues salée, colorées au jus de betterave et relevées d’un trait de jus de citron

les meringues sèchent 3 heures au four, l’extérieur est dur mais le centre reste curieusement mou….

on passe  à l’étape du gaufrier….la meringue s’écrase ( oui, ça c’était prévu et escompté) mais regonfle sous l’effet de la chaleur et du coeur pas cuit, puis s’avachit enfin comme un soufflet raté

S’il m’était arrivé de consommer du caoutchouc ou du polystyrène brulé, alors j’aurai pu  faire une comparaison assez proche avec le résultat de ces malheureux essais…

Les Cahiers de la Gastronomie

Voici une revue trimestrielle qui ambitionne de « questionner la gastronomie, en affutant le regard que l’on lui porte, en balisant son périmètre culturel et en ayant toujours à l’esprit que la cuisine parle davantage à notre cerveau qu’à notre estomac. »

Vaste programme qui, loin d’être rébarbatif et confidentiel, s’adresse à tous ceux qui « pensent que la gastronomie se prolonge au-delà de la cuisine » c’est-à-dire à vous, à moi…

Un petit format qui trouvera même sa place dans un sac à main, des articles concis et variés, un tarif vraiment abordable…Les cahiers de la Gastronomie m’ont séduit sur tous les points..

J’ai particulièrement apprécié l’article sur le kitch en cuisine, à la fois drôle et instructif, et la question de la place du design dans un restaurant.

Allez donc jeter un coup d’œil sur le site de Menu Fretin, sur lequel vous pouvez vous abonner directement. Le deuxième numéro vient de sortit, dépêcher vous ;o)

merci Dorian !

Souvenez vous, il y a quelques temps, je vous racontais l’histoire du « Cupcake Amoureux« .

Retrouvez le aujourd’hui avec plein d’autre cupcakes

sur le site de Dorian à l’occasion de son « Cupcake’s Day« 

tapioca revival

Le tapioca, aussi appelé perle du Japon est une fécule, utilisée en cuisine, produite à partir des racines du manioc amer (non consommable sans traitement) séchées puis traitées. Son goût est neutre. On l’utilise notamment comme épaississant pour les soupes et les desserts. Le mot emprunté au portugais vient du tupi et du guarani (langues indiennes du Brésil) et signifie résidu séché. (Source wikipédia)

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Enfant, ça a longtemps était synonyme de soupe trop claire, épaissie par des petites billes gluantes et sans gout…mixture que j’avalais sans broncher chez ma grand mère en promettent secrètement de ne plus jamais en ingurgiter « quand je serai grande » .

Or, politesse et curiosité oblige, je me suis de temps en temps retrouvée devant des desserts asiatiques  « home made » à base de tapioca, sucre et lait de coco…J’acquiesçais d’un hochement de tête poli mais sans grand enthousiasme à la question: «  c’est bon, hein, élise ? »

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Puis le tapioca est réapparu il y a quelque mois chez Delphine, designer culinaire de son état, qui possède une collection impressionnante de pailles de toute les tailles dont celles destinées au bubble tea ( boisson à base de tapioca). Tout dernièrement,  j’ai retrouvé cette texture si particulière en dégustant un mi cuit au chocolat, préparé par Fabrice Biasolo, dessert sur lequel était posé quelques perles parfumées à la citronnelle…finalement pas si mauvaises ( pour ceux qui aiment la citronnelle…).

Ces rencontres fortuites me confortent dans l’idée de me réconcilier définitivement avec le tapioca en lui offrant une place de choix dans mon placard et sur les pages de ce site…

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L’intérêt principal du tapioca c’est qu’il absorbe et s’imprègne du liquide dans lequel il cuit. Au lieu de l’eau ou du lait un peu fadasse, on pourrait donc utiliser un liquide coloré, parfumé…comme…du thé Macha ! Ca tombe bien pour celles qu’on appelle aussi « Perles du Japon »

Si on pousse l’idée jusqu’au bout, on va même pouvoir en faire un  » Collier de Perles du Japon « 


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biscuit au sésame noir, tapioca coloré et parfumé au thé macha, zestes de yuzu

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 » Collier de Perles du Japon « 

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happy birthday…

à  Eatdesign.fr et quelques autres…

Dans la peau d’une « designer culinaire intermittente »

Après des mois d’errance sur les chemins escarpés du design culinaire, je finis par me ranger et retrouve la voix de la sagesse : Un poste fixe et à temps plein qui paradoxalement me rend plus disponible pour la création. Quand on n’a plus à s’angoisser pour savoir de quoi demain sera fait, on devient étrangement plus détendue. Et comme bien souvent le travail appelle le travail, les idées fusent, les propositions se succèdent, les journées deviennent longues, les nuits et les week end trop courts mais peu importe.


J’endosse ainsi un statut un peu particulier qu’on pourrait qualifier de « designer culinaire intermittente ». Pour l’instant cela me permet de m’adonner à ma pratique créativefavoritetout en ayant une activité professionnelle motivante (conditions de travail rêvées, collègues sympas, production appréciée…).

Retour sur une journée de tournage pour la tablette interactive QOOQ, dans la peau d’une « designer culinaire intermittente ».



Contactée par la société de production la veille de signer mon tant attendu contrat de travail, il a fallut aménager une petite journée de tournage dans mon emploi du temps, me déclarer en tant que travailleur indépendant, choisir 4 recettes accessibles et me faire à l’idée de passer devant les caméras, moi qui est tant de mal à me voir sautiller sur place en papillonnant des yeux…


Arrivée au studio, l’équipe de tournage parvient rapidement à me mettre à l’aise et l’enregistrement des 4 recettes s’enchaine, tant et si bien qu’on fixe d’autres tournages pour les mois à venir. Reste juste à imaginer de nouvelles recettes à la fois axées design culinaire mais facile à réaliser, tout un programme !


Pour le moment sont dans la boite une versiongrand public  de mes chères « Tomates Gigognes », un pas à pas détaillé de la « Terrine aux Petits Arbres », une démo ludique des « Crêpes Vraiment Dentelle »

et enfin, ma petite revanche suite à mon dernier article, une recette à base de pain d’épices (spécial dédicace à l’industriel qui n’avait pas jugé bon de pousser plus loin les recherches et innovations à ce sujet) et toc !