1 - Mes travaux

Sucette Biscuit

Ce projet, c’est un peu comme un puzzle dont les pièces se sont assemblées au fur et à mesure.

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Il y a eu tout d’abord la technique…au hasard de mes divagations sur la blogosphère culinaire, je suis tombée sur ce site. Ce devait être vers noël, car il présentait des biscuits « vitraux » plutôt décoratifs et dont la technique avait retenu mon attention.

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Il y eu ensuite une réflexion sur les bonbons et les sucettes en particulier. Je ne suis pas « très bonbon » mais cette sucrerie un rien régressive a toujours eu mes faveurs. Ce que je préfère d’ailleurs c’est les croquer et sentir le sucre parfumé céder sous la dent, mon côté gourmande impatiente peut être…

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Et puis je me disais qu’après tout, quitte à basculer vraiment dans la gourmandise, pourquoi ne pas créer une sucette qui se mange en entier, y compris le bâton – ah, recyclage quand tu nous tiens !

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Et là me revient cette technique remisée dans un coin de ma tête.

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comme souvent dans des projets de design culinaire,

ça commence  par un peu de bricolage…

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Ainsi est donc née la sucette que se croquait comme un biscuit…

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Tournedos Végétaux

Il y a des idées qui viennent comme ça, sans avoir besoin de se torturer l’esprit…ça change et ça fait du bien !

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Comme un clin d’oeil à Alain Passard (qui aime cuisiner un légume comme une viande), ces curieux tournedos végétaux ont vu le jour…On les dévorera chauds, snackés en surface, la chair un rien crue à l’intérieur.

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Tournedos de carottes, bardé au blanc de poireau

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Tournedos de céléris , bardé à la carotte

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Endives d’avril

J’ai la chance d’avoir un papa qui jardine, et quand je dis « qui jardine », il faut imaginer un champs plutôt qu’un jardin…De ce champs, il récolte une quantité astronomique de légumes dont il fait profiter ses filles toute l’année. En ce mois d’avril commençant, les dernières endives ont pointé le bout de leurs nez dans l’obscurité de la cave familiale, si bien que je me retrouve dimanche soir avec 5 kilos de ces beaux spécimens, perdus parmi les poireaux, carottes, pommes et autres céleris raves… Voyant ma mine dubitative face à cette montagne de légumes, il me lance, avant de s’en retourner dans son soissonnais natal, « oh…tu feras des endives au jambon ! »….TILT ! merci papa :o)

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Intercaler les ingrédients souligne le graphisme naturel du légume et conserve son aspect d’origine

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…cela permet également d’avoir un peu des trois saveurs à chaque bouché et de contenir la béchamel, qui à tendance à glisser de part et d’autre d’une endive un peu trop ventrue.

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errare humanum es

Dans la vie comme en cuisine, on est parfois confronté à des ratages …Et je dois bien avouer qu’en ce moment, mes essais culinaires ne sont pas au beau fixe, curieuse résonnance…Mais les erreurs font partie de la vie et finalement, je ne vois pas pourquoi je ne vous les ferai pas partager…Retour sur 3 semaines de ratage.

J’ai des lubies, des idées fixes : la dernière en date fut de vouloir à tout prix tout gaufrer et en bonne tête de mule, je me suis donc acharnée sur de pauvres fruits sans défense, des légumes qui n’avaient rien demandé, de la meringue (vraiment) salée qui n’aurait jamais dû pointer le bout de son nez dans ma cuisine…

Vous ne pourrez profiter que des essais avec la meringue. Les autres ont (hélas ?) fini direct à la poubelle, car restés collés sur les plaques du gaufrier, et là je laisse votre imagination travailler !

ça commence par de belles meringues salée, colorées au jus de betterave et relevées d’un trait de jus de citron

les meringues sèchent 3 heures au four, l’extérieur est dur mais le centre reste curieusement mou….

on passe  à l’étape du gaufrier….la meringue s’écrase ( oui, ça c’était prévu et escompté) mais regonfle sous l’effet de la chaleur et du coeur pas cuit, puis s’avachit enfin comme un soufflet raté

S’il m’était arrivé de consommer du caoutchouc ou du polystyrène brulé, alors j’aurai pu  faire une comparaison assez proche avec le résultat de ces malheureux essais…

tapioca revival

Le tapioca, aussi appelé perle du Japon est une fécule, utilisée en cuisine, produite à partir des racines du manioc amer (non consommable sans traitement) séchées puis traitées. Son goût est neutre. On l’utilise notamment comme épaississant pour les soupes et les desserts. Le mot emprunté au portugais vient du tupi et du guarani (langues indiennes du Brésil) et signifie résidu séché. (Source wikipédia)

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Enfant, ça a longtemps était synonyme de soupe trop claire, épaissie par des petites billes gluantes et sans gout…mixture que j’avalais sans broncher chez ma grand mère en promettent secrètement de ne plus jamais en ingurgiter « quand je serai grande » .

Or, politesse et curiosité oblige, je me suis de temps en temps retrouvée devant des desserts asiatiques  « home made » à base de tapioca, sucre et lait de coco…J’acquiesçais d’un hochement de tête poli mais sans grand enthousiasme à la question: «  c’est bon, hein, élise ? »

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Puis le tapioca est réapparu il y a quelque mois chez Delphine, designer culinaire de son état, qui possède une collection impressionnante de pailles de toute les tailles dont celles destinées au bubble tea ( boisson à base de tapioca). Tout dernièrement,  j’ai retrouvé cette texture si particulière en dégustant un mi cuit au chocolat, préparé par Fabrice Biasolo, dessert sur lequel était posé quelques perles parfumées à la citronnelle…finalement pas si mauvaises ( pour ceux qui aiment la citronnelle…).

Ces rencontres fortuites me confortent dans l’idée de me réconcilier définitivement avec le tapioca en lui offrant une place de choix dans mon placard et sur les pages de ce site…

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L’intérêt principal du tapioca c’est qu’il absorbe et s’imprègne du liquide dans lequel il cuit. Au lieu de l’eau ou du lait un peu fadasse, on pourrait donc utiliser un liquide coloré, parfumé…comme…du thé Macha ! Ca tombe bien pour celles qu’on appelle aussi « Perles du Japon »

Si on pousse l’idée jusqu’au bout, on va même pouvoir en faire un “ Collier de Perles du Japon “


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biscuit au sésame noir, tapioca coloré et parfumé au thé macha, zestes de yuzu

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” Collier de Perles du Japon “

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Tartan d’agneau

« Le tartan est une étoffe de laine à carreaux de couleurs, typique des peuples celtes. Il s’agit d’un motif de lignes horizontales et verticales entrecroisées, de multiples couleurs. Les tartans étaient à l’origine réservés aux tissus, mais sont maintenant utilisés sur de nombreux autres matériaux. » source Wikipédia

Après un premier essai bœuf/carottes, cette proposition s’étoffe de nouvelles textures, saveurs et ingrédients en appliquant le principe d’un tissage chaine et trame.

Selle d’agneau désossée et émincée, lard fumé émincé et mariné aux herbes, courgettes et poivrons émincés et blanchis.

Le Cup Cake Amoureux

Tout commence avec le « Cup Cake Day » de Dorian…Plus coutumière aux macarons qu’à ces petits gâteaux en caissettes, je me penche sur les blogs spécialisés et cours chez Mora acheter de quoi m’initier…

Un Cup Cake, c’est quoi : une pâte à gâteaux plutôt basique cuite dans un moule en papier individuel et customisé selon ses goûts, son humeur et ses fonds de placards…

Pas de quoi nourrir mon blog cette affaire, sauf que sous mes yeux ébahis, j’assiste à la toute première histoire d’amour de ce petit gâteau en caissette. Tiens, ça tombe pas si mal finalement…

Pâte vanille et chocolat, glaçage framboise/ piment

Crêpes Stellaires, un avant goût de chandeleur

La « fête des chandelles » est à l’origine une fête latine et païenne célébrant le retour de la lumière, la purification et la fertilité au sortir de l’hiver, Février tirant d’ailleurs son nom de “februar”: purifications (depuis l’Antiquité). Intégrée dans les rites chrétiens, elle symbolise ensuite la Présentation du Christ au Temple et la Purification de la Vierge.

Bien, bien, mais les crêpes dans tout ça ?

Jadis, c’est à cette époque de l’année que les semailles d’hiver commençaient. On se servait donc de la farine excédentaire pour confectionner des crêpes, symbole de prospérité pour l’année à venir. Leur forme ronde et dorée, tel un disque solaire, évoquerait également le retour du printemps après l’hiver sombre et froid.

Ces crêpes auréolées représentent la clarté prenant le pas sur l’obscurité, le jour sur la nuit. Elles nous rappellent les forces cosmiques qui nous entourent, régissent les saisons, rythment les marées et influencent depuis la nuit des temps nos civilisations…et sans cela, point de chandeleur et point de crêpe !

Sucette et panacotta

Ces jolies sucettes illustrées m’ont toujours fascinée et intriguée…

Petite, je me suis souvent demandé de quelle façon elles étaient réalisées. J’imaginais alors qu’un confiseur les confectionnait une par une, en dessinant dans le sucre.

Aujourd’hui encore, je n’ai pas trouvé de réponse satisfaisante (et suis toute ouïe si on peut me fournir des explications !) mais la technique expérimentée ci-dessous (certes un peu « rough »)  m’a permis de contenter l’espace d’un instant ma curiosité.

Ce ne se sont pas sur des sucettes mais sur des panacottas que va être expérimentée cette technique, parce que les friandises à croquer ça va bien un moment mais un dessert gourmand et graphiquement revisité, c’est pas mal non plus !

Panacotta à la vanille, coulis de framboise et cœur citron/citron vert gélifiés.

Du bœuf et des carottes

Vendredi dernier, une part de galette à la main, une coupe de champagne dans l’autre, je retrouvais Cédric, boucher passionné et créatif, avec qui j’avais collaboré lors de ma démo au Salon du Blog Culinaire.

Entre deux bouchées de feuilletage frangipané, nous échangions nos points de vue sur la création en boucherie. Cédric propose des formations pour adultes sans qualification, ou des cuisiniers désirant se perfectionner en découpe, choix des morceaux, cuisson…Au Salon, il exposait des pièces de viandes préparées, à la présentation soignée et plutôt intéressante. Moins malléable que le chocolat, moins glamour que la pâtisserie, peu de designers ( mais y’en a quand même…) se sont penchés sur le steak jusqu’à présent.

La boucherie n’est pas mon domaine de prédilection mais en bonne carnivore, je me suis mise à réfléchir, à mon tour, à des propositions carnées…

Le bœuf aux carottes est un de mes plats en sauce préférés qu’il m’est déjà arrivé de revisiter (quelques uns ont même eu le privilège d’y goûter…) mais cette fois, c’est une cuisson rapide et une caramélisation que je voudrais obtenir.

problème : la viande utilisée pour ce plat est longue à cuire (paleron, macreuse, collier ou gîte à la noix) et pas de caramélisation possible dans un liquide. Et parce qu’un bœuf n’est pas uniquement fait de filets, il est intéressant de travailler aussi les morceaux un peu moins nobles. (ici du tendre de tranche).

Solution : un tissage viande/ légume

- couper la viande très finement, c’est un basique de la cuisine asiatique pour utiliser des morceaux pas forcément très tendres qui, une fois émincés, se consomment aussi bien sautés que mijotés.

- aplatir légèrement chaque lamelle de bœuf comme on le ferait pour des escalopes.

- détailler les carottes en fines tagliatelles et les tisser avec les lamelles de bœuf pour obtenir une surface propice à la caramélisation et à une cuisson homogène.

- laquer la surface avec une sauce épaisse (type sauce d’huitres)  et cuir à feu vif, mais pas trop…