2 – News

Paris des Chefs

Pour la 2ème année consécutive, le salon MAISON&OBJET, en collaboration avec Omnivore, organise l’événement Paris des Chefs.
Des duos de chefs cuisinier et créateurs (designer, peintre, photographe, etc.) s’associent pendant deux journées exceptionnelles (dimanche 24 et lundi 25 janvier) pour fêter la cuisine et la création.

Cette année, vous pourrez rencontrer Pierre Hermé, Nuno Mendes, Guy Martin et bien d’autres.

L’entrée est ouverte au grand public, à l’entrée du hall 4 à Villepinte.
Vous pouvez vous rendre dès à présent sur le site internet

ou regarder la vidéo de Paris des Chefs édition 2009

Omnivore Food Festival, le programme!

Omnivore Food Festival cuvée 2010  propose aux food geeks et autres mordus de jeune cuisine  un programme on ne peut plus alléchant. En prime cette année un festival supplémentaire dédié au sucré, rêve absolu…

De grands dilemmes s’imposent cependant: à quelles démos assister, y aller le lundi, le mardi, les 2 jours?

Et vous, vous y allez quand à l’Omnivore Food Festival?

pour les non initiés (et futurs addicts)  le programme est ici

 

Design culinaire : une discipline transversale

Voici un commentaire laissé par le designer Stéphane Bureaux au sujet d’un précédent article. Je ne résiste pas au plaisir de vous le faire partager…

Il est aujourd’hui bienvenu de mélanger les genres, très bien, on parlera de transversalité, de mix, de diversité etc… mais ce faisant on réduit aussi la notion d’expertise, de métier, de pratique inscrite dans une durée et une histoire.
Le design qui peut paraître, aux yeux de profanes, une discipline relativement jeune par rapport, notamment, à l’architecture ou même à la pâtisserie, s’ancre tout de même à la fin du 19 ème siècle !
Or, ses prémisses sont tout de suite transversales, dans la nature des projets (arts de la table, mobilier, etc…), dans les techniques (bois, métal, céramique, plastique, etc…), dans ses dimensions commerciales (artisanat, industrie…) et bien sûr dans ses références culturelles (art populaire, art contemporain, mode, etc…).

« la spécialité du designer est de créer, pas de produire ! »

C’est notamment cette culture et cette vision transversales qui sont véhiculées par la pratique et la théorie dans l’enseignement des futurs designers (enfin dans les bonnes formations…) La vie professionnelle se charge ensuite d’élargir le périmètre de leurs compétences et connaissances.
En revanche, je ne vois pas cela dans les lycées hôteliers que je visite…et c’est normal car la spécialité du designer est de créer, pas de produire ! C’est à dire proposer des projets – alternatives à l’existant – et ancrés dans un contexte donné (culturel, technique, commercial…)

« l’avenir de ces métiers [de bouche] se joue, à coup sûr, dans cette pluridisciplinarité »

Cette différence fondamentale entre un artisan, même brillant, qui , dans sa pratique, crée dans le but de produire et un designer qui s’ouvre à un domaine artisanal ou industriel pour y proposer de la singularité, mérite d’être affirmée. Cela ne sous-tend pas, pour autant, une quelconque hiérarchie de valeur, ni une volonté d’exclusion, mais permet plutôt d’envisager des rapprochements d’autant plus riches qu’ils se feront sur la base d’un respect des domaines d’expertises des uns et des autres. Du côté des designers la motivation est grande et clairement exprimée pour initier ces collaborations… du côté des professionnels des métiers de bouches, le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est plus flou…et pourtant l’avenir de ces métiers se joue, à coup sûr, dans cette pluridisciplinarité…n’est-ce pas Monsieur Adria ?

Stéphane Bureaux “Just Designer”

Suite et fin !

Après quelques mails échangés avec Pierre Hermé, il semblerait, hélas, que les photos des 1ères « bûches à écorces » dont il faisait référence dans son dernier commentaire, demeurent introuvables car, je cite : ce sont des archives Fauchon. Cependant dans les livres « Secrets gourmands » (Larousse puis Agnès Vienot 94) et dans « la Pâtisserie de Pierre Hermé » (Montagut editores/95) il y a la photo du Paradis entremet, m’informe-t- il. Merci pour ces références Pierre, mais une petite photo aurait quand même été la bienvenue…

Pierre aurait pu bûcher un peu plus…

 

Bûche  2000 Feuilles

 

Je cite :

 

« Cette bûche revisite un grand classique de la Maison Pierre Hermé, le millefeuille praliné. Le croquant de la pâte feuilletée caramélisée est accentué par le praliné feuilleté croustillant.
Côté décor, Pierre Hermé réinterprète avec humour les stéréotypes du genre : outre sa finition en écorce de bois, la scie et le père Noël deviennent XXL. Avis aux collectionneurs ! »

 

 

 

 

 

 

 

Chaque année, c’est la même chose : avec les fêtes de Noël, revient LA bûche de créateur…de plus en plus « sophistiquée » de plus en plus « revisitée »…à tel point revisitée que cette année Pierre Hermé  nous propose un bon vieux plagiat de la bûche de Stark  (vendue chez Lenôtre en 2006).

 

 

 

 

 

Je salue la maitrise technique et le savoir faire du célèbre pâtissier Pierre Hermé, cependant s’il  manque d’inspiration formelle et au lieu de (mal) copier son voisin,  pourquoi ne pas faire appelle à des designers dont, justement, c’est le métier ?

La question reste une nouvelle fois en suspend et le sujet n’a pas fini de me faire pester…

 

Mais suite à quelques commentaires et mails échangés avec Pierre Hermé…..il semblerait que j’ai été un peu trop hâtive pour traiter le célèbre chocolatier de copieur:

Apparemment, il aurait mis au point et utilisé le motif faux bois bien avant Stark et la bûche carré ferait  partie d’une série qui existe depuis longtemps…Comme je manque cruellement de documentation retraçant la carrière pâtissière de Pierre Hermé, je lui ai demandé de m’envoyer quelques images qui viendraient clore cette histoire une fois pour toute,  à suivre…

 

Salon du Blog Culinaire, 2ème édition…

Dans le cadre de cette seconde édition, j’ai gentiment été invitée par Damien Duquesne, alias Chef Damien, pour animer une démo au Salon du Blog Culinaire qui se tiendra à Soissons, les 21 et 22 novembre prochain.

L’occasion pour moi de faire plus ample connaissance avec la blogosphère culinaire…à suivre !

« Science Infuse » 5èmes Rencontres Sciences, Art & Cuisine

La 5ème édition du concours  » sciences, art et cuisine » est en ligne…

allez voir par ici pour découvrir le thème de cette année et vous  inscrire, le concours est ouvert à tous !

Salon du Chocolat Professionel 2009

Le Salon du Chocolat Professionel 2009 s’est tenu du 14 au 16 octobre à Paris.

Voici quelques images des projets que j’ai eu l’occasion de présenter dans le cadre de l’expo « DESIGN CHOC ! la fabrique à sensations ».

« Barre de luxe »

Grande amatrice de chocolat (noir de préférence…),  je suis souvent déçue par la qualité utilisée pour les barres chocolatées, d’où l’idée de la « barre de luxe ».

Une barre réalisée avec un excellent cru de cacao, une barre structurée en un profil technique qui associe de délicieux fruits séchés et une ganache chocolat blanc aux brisures de crêpes dentelle pour un équilibre de couleurs, saveurs et textures…

Une barre de 36,8 cm, ”portionnable” selon son niveau de gourmandise : présentée sur un support spécifique, la barre est sciée dans une petite boîte à onglet, en fonction du  nombre de « bouchées » désiré. Des entailles jalonnent la barre tous les 2,3 cm, car cette drôle de mesure représente La Bouchée Parfaite…

barre de luxe

« La cérémonie »

ce projet  associe le travail de la matière chocolat à la dégustation du produit fini.

On connaît, au moins de nom, la cérémonie du thé pratiquée au Japon durant  laquelle la poudre de thé Macha est mêlée à de l’eau chauffée dans une petite bouilloire en fonte. La gestuelle extrêmement codifiée de cette préparation nécessite l’utilisation d’ustensiles spécifiques dont l’usage influe directement sur la forme de chaque élément.

Mais quid du chocolat ? Et bien, il peut lui aussi être pulvérisé mais également fondu, moulé, foré, usiné, broyé ou réduit en copeaux. Toute cette terminologie n’est pas sans  rappeler l’univers artisanal du bois ou du métal et j’ai donc choisi de dessiner des outils librement inspirés de la métallurgie pour une cérémonie en 4 actes.

cérémonie du chocolat

Acte1 –  Forage à la mèche : le cube de chocolat de 20mm de côté est percé à mi hauteur  à l’aide d’une mèche de 12 mm et les précieux copeaux sont recueillis au fur et à mesure dans un creuset.

Acte 2 –  Fonte dans le creuset : les copeaux fondent lentement, l’ensemble est maintenu à  bonne température par une petite plaque de granit chauffée, placée sous le creuset.

Acte 3 – Emboutissage à la massette : on coule le chocolat liquide dans le cube percé, un bouchon de ganache est placé sur l’orifice et légèrement embouti avec la massette qui laisse un graphisme en empreinte et cèle définitivement le cube.

Acte 4 – Saupoudrage : la massette contient en son cœur une poudre de cacao. Retournée et frappée d’un coup sec par l’outil mèche, elle libère un nuage de  cacao sur le cube, et le tintement métallique provoqué vient clore « la cérémonie ».

Salon Professionnel du Chocolat édition 2009… j’y serai!

Pour cette édition 2009 du Salon Professionnel du Chocolat, le designer Stéphane Bureaux a voulu fédérer un petit groupe de quatre jeunes designers (Germain Bourré, FX Ballery, Delphine Huguet et Elise Labide)  autour d’une thématique relativement ouverte 

DESIGN CHOC !   « La fabrique à sensations »…

La thématique est un peu dans l’intitulé…

Imaginer un process original qui ne soit pas obligatoirement lié à la production et qui puisse intervenir au niveau de la préparation ou de la dégustation… L’important étant bien sûr de toujours veiller à solliciter les sens avec du sens…